Lorsque j’ai estimé être assez grande pour prendre soin de mes cheveux seule, je ne m’attendais pas à rencontrer autant de difficultés. Je pensais qu’il suffirait d’aller sous la douche, mettre du shampoing, les frotter vigoureusement, les rincer, puis les essuyer avec une serviette de bain.

Cependant, non seulement cette méthode ne fonctionnait pas, mais elle rendait, par-dessus tout, mes sessions de lavage de plus en plus stressantes. A la fin de chaque shampoing, mes cheveux étaient si emmêlés que je n’osais pas y passer les doigts. Alors, je demandais à ma tendre mère de le faire à ma place. Mais le problème, c’était que même si maman souhaitait le meilleur pour mes cheveux, elle ne connaissait tout simplement pas la formule magique qui permettait de démêler les cheveux sans douleur et ni casse.

Alors elle démêlait comme elle savait le faire, j’avais mal, et j’en perdais énormément. Ma mère avait beau me rassurer en confirmant que c’était normal d’en perdre autant et qu’il s’agissait de cheveux morts, au fond, je savais qu’il y avait un réel problème, et que si je continuais à en perdre autant, il ne me resterait plus rien à laver d’ici l’âge de 25 ans.

Alors, j’ai tenté de me laver les cheveux moins souvent. Mais ce n’était là qu’une solution à court terme avant l’explosion de la bombe à retardement. Un jour d’été de l’année 2009, ce qui devait arriver arriva, je perdis massivement mes cheveux. Certains diront que mes pores étaient sûrement obstrués, mais en réalité, je n’ai aucune explication à ce phénomène survenu à mes 19 ans.

Quelques jours et un rendez-vous chez le coiffeur pris d’urgence plus tard, je me retrouvais avec les cheveux très courts et défrisés. J’avais évité la catastrophe, et j’étais bien déterminée à ne plus jamais refaire cette expérience de toute ma vie. Alors j’achetais tous les produits imaginables sur le marché, je lavais religieusement mes cheveux chaque weekend et je suivais une dizaine de YouTubeuses américaines. Mais j’avais toujours le même problème, les cheveux poussaient en s’affinant car j’arrachais plus de cheveux qu’ils n’en poussaient.

J’étais désespérée, j’avais tout essayé ! Et un soir de l’année 2010, quelque chose de surprenant s’est produit :
1. J’ai découvert que Lwil Maskriti, l’huile de ricin noire produite dans le plus grand respect de la tradition haïtienne, pouvait m’aider.
2. Et j’ai lu “The Science Of Black Hair“ de Audrey Davis-Sivasothy.

Dès lors, ma vie capillaire s’est métamorphosée. Lwil Maskriti m’a apporté la longueur et surtout l’épaisseur dont je rêvais tant. Et le livre m’a permis de développer une stratégie pour faire de mes sessions de lavage des cheveux un succès et une partie de plaisir garantie.

J’ai reçu tant de compliments de passants, de femmes, d’hommes et même d’enfants, que j’ai finalement compris que le partage de cette connaissance serait mon moyen de remercier le ciel pour ce miracle.

Bienvenue dans mon monde ????

registre

Nouveau compte S'inscrire